), Aristote établit une comparaison entre l'épopée et la tragédie, pour en faire apparaître les ressemblances et les différences (« L'épopée est conforme à la tragédie jusque dans le fait qu'elle est l'imitation d'hommes nobles dans un récit versifié ; mais le fait qu'elle emploie un mètre uniforme et qu'elle est une narration, les rend différentes. Files are available under licenses specified on their description page. Pour lui, par nature, les hommes non seulement aiment imiter : c'est à travers l'imitation même que les hommes commencent leur apprentissage. ». Tant en physique, métaphysique, ou logique, qu'en morale et en politique, il r [] Lire la suite Neuf. Pour Aristote, imiter est inhérent à la nature humaine dès l’enfance : les arts mimétiques sont à la base de l’apprentissage et c’est pour cette raison que l'être humain s'intéresse à l'imitation tout au long de sa vie. Utilité et rôle de la rhétoriqueÂ, Définition de la rhétorique. Il insiste cependant sur la distance existant entre la chose représentée et son imitation : En ce qui concerne la connaissance, Aristote s'oppose ici aussi radicalement à Platon qui nous exhorte à nous détacher des apparences sensibles et à nous tourner vers la réalité Idéale. On peut remarquer aussi une différence entre épopée et tragédie par rapport à la fonction du narrateur. The Poetics by Aristotle, translated by Samuel Henry Butcher. Ses analyses sur la — Épopée ; poésie ïambique (ou satirique). Dans le chapitre 2, le caractère d'un personnage renvoie à son statut social. D'APRÈS LE TEXTE COLLATIONNÉ SUR LES MANUSCRITS ET LES ÉDITIONS PRINCIPALES . Il donne alors une image du poète patient, acharné, recommençant sans cesse son travail à … ), Aristote évoque cette fois les « parties Â» de l'histoire (qui est elle-même une des « parties Â» de la tragédie). — Du dénouementÂ, De l’événement pathétique dans la fable. Cela a été la vision traditionnelle depuis des siècles. L'action des personnages doit être vraisemblable et il est conseillé qu’au moins l’un des personnages se réfère à une personne ayant existé. — Nombreux mérites d’HomèreÂ, Objections faites au style poétique. Selon Aristote, il y a deux raisons à cela. Du nombre et de la nature des sources du syllogismeÂ, Quels sont les gens qui font du tort, quel mal font-ils et à qui ?Â, Sur les causes d’un préjudice plus grave et moins graveÂ, Comment on agit sur l’esprit des jugesÂ, De ceux qui excitent la colère ; des gens en colère ; des motifs de colèreÂ, Ce que c’est que d’être calme ; à l’égard de qui l’on est calme, et pour quels motifsÂ, Quelles sortes de personnes on aime et l’on hait ; et pour quels motifsÂ, Qu’est-ce que la crainte et ce qui l’inspire ? « [Des] objets réels que nous ne pouvons pas regarder sans peine, nous en contemplons avec plaisir l'image la plus fidèle ; c'est le cas des bêtes sauvages les plus repoussantes et des cadavres. ». », « est conforme à la tragédie jusque dans le fait qu’elle est l’imitation d’hommes nobles dans un récit versifié ; mais le fait qu’elle emploie un mètre uniforme et qu’elle est une narration, les rend différentes. » Par ailleurs, Aristote énumère une série de six solutions à des problèmes qui relèvent de l'expression (lexis) : il s'agit du nom rare, de la métaphore, de l'accentuation, de la ponctuation, de l'ambiguïté et de l'usage habituel. », « il s'agit, non seulement d'imiter une action dans son ensemble, mais aussi des faits capables d'exciter la terreur et la pitié, et ces émotions naissent surtout et encore plus, lorsque les faits s'enchaînent contre notre attente Â», « imitation d'une action noble, accomplie jusqu'à sa fin et ayant une certaine étendue, en un langage relevé d'assaisonnements (, « permet de donner aux histoires leur forme achevée en se mettant le plus possible les situations sous les yeux... permettant ainsi d’éviter les contradictions internes... Â», « action qui se développe […] de manière cohérente et une, et telle que le changement du sort se réalise sans péripétie ni reconnaissance. » Il précise cependant que l'irrationalité (tout comme la méchanceté) doivent être critiquées si leur usage ne présente aucune nécessité. Vendeur : Gallix (Gif sur Yvette, France) Evaluation du vendeur : Ajouter au panier EUR 46,70. Aristote, Poétique, chap. L’histoire, ou « l'agencement des faits Â» est sa partie la plus importante, « puisque la tragédie imite, non pas les hommes, mais l'action, la vie, le bonheur et le malheur. Les caractères — c'est-à-dire ce qui fait des personnages qu'ils sont ce qu'ils sont â€” viennent en deuxième position. La seconde catégorie de fautes porte sur les fautes dites accidentelles, puisqu'elles sont « commises contre d'autres règles Â» ; ce ne sont pas des fautes poétiques dans la mesure où elles concernent d'autres disciplines ou d'autres techniques, c'est-à-dire des objets extérieurs à l'art poétique. de la manière dont le poète intervient dans le récit (est-ce qu'il est un narrateur qui intervient dans le récit ou est-ce qu'il se retire par rapport à ses personnages comme au théâtre ?). Il a influencé la réflexion occidentale sur l art pendant des siècles et a été au centre du renouveau de la poétique moderne.… Revue et corrigée. Wikisource Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA 3.0 sauf mention contraire. En matière d'art poétique, l'impossible est, selon Aristote, « préférable à une chose incapable d'entraîner la conviction, fût-elle possible. Aristote, La Poétique, le texte grec avec une traduction et des notes de lecture de Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris, Éditions du Seuil, 1980. — Manière de le développerÂ, Du nœud et du dénouement. La dernière modification de cette page a été faite le 24 mai 2017 à 10:11. — De la péripétie, considérée comme moyen dramatiqueÂ, De l’action simple et de l’action complexeÂ, Éléments de l’action complexe : péripétie, reconnaissance, événement pathétiqueÂ, Des qualités de la fable par rapport aux personnes. La Poétique (en grec : Περὶ ποιητικῆς / Perì poiêtikês, « De la poétique ») est un ouvrage d’Aristote portant sur l'art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation.Il a probablement été rédigé autour de 335 av. En revanche, dans le cas de l'épopée le narrateur a l'occasion de commenter l'action et de parler en son propre nom. Après un développement sur l'expression aux chapitres 20 à 22, Aristote décrit au chapitre 23 « l'art d'imiter à travers un récit mis en vers. — Dans quelle disposition est-on lorsqu’on a de la crainte ?Â, De quoi avons-nous honte et n’avons-nous pas honte ? Jump to navigation Jump to search. Le plan de l'article : Première solution : le plaisir Deuxième solution : la tendance à la mélodie et au rythme Troisième solution : la bonne nature Une philosophie naturaliste de l'histoire de l'art. Selon Aristote, toute tragédie se caractérise par six éléments : « l'histoire, les caractères, l'expression verbale, la pensée, la mise en scène et le chant Â». La Poétique. L’expression est « la manifestation de la pensée à travers les mots Â» et l' « agencement des mètres Â» : elle. C'est une imitation faite par des personnages en action, et non par le moyen de la narration, et qui par l'entremise de la pitié et de la crainte, accomplit la purgation des émotions de ce genre […] Â». Il entend par « action simple Â» une « action qui se développe […] de manière cohérente et une, et telle que le changement du sort se réalise sans péripétie ni reconnaissance. », S'il faut produire dans la tragédie un « effet de surprise Â», l'épopée est mieux à même de le susciter par sa capacité à intégrer l'irrationnel (puisque, dans l'épopée, l'action du personnage ne se déroule pas devant nos yeux comme sur scène). La meilleure citation d'Aristote préférée des internautes. Aristote présente d'abord un ensemble de trois solutions aux problèmes soulevés par les critiques qui s'appuient sur le critère de la vérité (ou du manque de vérité). Il a probablement été rédigé autour de 335 av. L'épopée est le deuxième grand genre littéraire qui est au centre des analyses de la Poétique. En effet, Platon explique au livre X de La République que l'œuvre d'art n'est qu'une imitation d'imitation, la copie d'une copie. This page was last edited on 26 May 2018, at 23:48. Membre de l'Institut (Académie des Sciences morales et poétiques.) », En lien avec la présentation, au chapitre 16, des paralogismes propres à la tragédie, Aristote indique qu'en matière d'épopée « Homère a encore appris aux autres la manière de dire des mensonges - c'est-à-dire de manier le raisonnement faux. Selon Aristote, « appartient au domaine de la pensée tout ce qui doit être produit par la parole […] : démontrer, réfuter, produire des émotions violentes (comme la pitié, la frayeur, la colère et autres de ce genre), et aussi l'effet d'amplification et les effets de réduction. Ainsi, Aristote écrit que « la nature elle-même nous apprend à choisir le mètre qui lui convient Â». Dans l'ouvrage paru en 2010, L'art des séries télé 1 : l'appel du happy end, Vincent Colonna utilise abondamment les catégories aristotéliciennes pour formaliser la série télé réussie, signe de l'universalité des concepts narratifs découverts par le philosophe. Ainsi, bien qu’Aristote ait écrit au moins trois ouvrages consacrés à la poésie, les Questions homériques, Sur les Poètes et la Poétique, seul le troisième nous est parvenu, et encore est-ce sous une forme incomplète, puisque l’essentiel des développements consacrés à la comédie ont été perdus. », Une distinction est ensuite introduite entre l'épopée (le récit épique) et le récit historique : l'agencement des histoires épiques « ne doit pas être semblable à celui des récits historiques. La dernière modification de cette page a été faite le 24 mai 2017 à 10:11. Login with Facebook Dans le texte De l'interprétation, Aristote précise le caractère conventionnel du langage : « Le nom est un son vocal, possédant une signification conventionnelle... Rien n'est par nature un nom, mais seulement quand il devient symbole, car même lorsque des sons inarticulés, comme ceux des bêtes, signifient quelque chose, aucun d’entre eux ne constitue cependant un nom. — SolutionsÂ, La composition épique est-elle supérieure à la composition tragique ? 4, 1448 b 4-27. Couverture souple. Ainsi, le recours au nom rare peut produire une difficulté sémantique (l'exemple homérique du mot « ourèas Â» est donné, ce terme pouvant signifier « mulets Â» ou « sentinelles Â») ; d'autres difficultés peuvent s'expliquer par l'emploi de termes comme métaphores ; l'accentuation des mots peut également modifier le sens d'un énoncé (Aristote donne l'exemple, tiré de l’Iliade, du présent de l'indicatif dídomen où le déplacement d'accent dans l'infinitif didómen modifie le sens de la scène) ; la ponctuation (ou la séparation des mots) explique le sens d'un énoncé (comme le montre l'exemple fournit par Aristote tiré d'Empédocle) ; certains mots sont susceptibles d'un double sens, d'où l'ambiguïté qui en découle (Aristote donne l'exemple de « pleô Â» dans l’Iliade qui peut signifier à la fois « plus de Â» et « la plus grande partie de Â») ; enfin, certaines « expressions usuelles Â» reposent sur un usage de la synecdoque ou de la métonymie, comprises au sens large comme métaphores. Le mètre iambique est celui qui convient le mieux aux échanges parlés, et donc le mètre le plus approprié à la tragédie. L'articulation du langage est présente et même fondamentale chez Aristote, dans la mesure où elle lui permet de distinguer l’homme de l’animal. La place qu'Aristote accorde à la tragédie est un point débattu entre philologues, à savoir si la partie de la Poétique consacrée à la comédie a vraiment été rédigée, ce que certains commentaires d'Aristote semblent attester. Dans le roman Le Nom de la rose d'Umberto Eco, l'auteur invente et rédige quelques extraits du second volume de la Poétique, consacré à la comédie. Que cette question apparaisse en ce lieu nous intéresse à un double titre. La Poétique d’Aristote Académie de Nancy-Metz 1 ARISTOTE La Poétique Texte et sous-titres : J.Hardy, « Les Belles Lettres » I Objet de la poétique. […] L'histoire est le principe, et comme l'âme de la tragédie ; les caractères viennent en deuxième lieu Â». Le père d' Aristote était l’ami et le médecin particulier du roi de Macédoine : … Au chapitre 25, en lien avec cette tradition critique, Aristote présente donc une série de problèmes ou de « critiques Â», liés à l'interprétation des textes homériques, à propos desquels il énonce des solutions. Il est produit par l'émotion que provoque l'œuvre, qui touche et excite nos passions qui trouvent en elle un exutoire : « il s'agit, non seulement d'imiter une action dans son ensemble, mais aussi des faits capables d'exciter la terreur et la pitié, et ces émotions naissent surtout et encore plus, lorsque les faits s'enchaînent contre notre attente Â». Rédigé vraisemblablement autour de 335 av. La Poétique est l'un des écrits les plus difficiles d'Aristote. La purgation des émotions, ou catharsis, se produit de la manière suivante : le spectateur ressent de la pitié ou de la crainte face aux maux déshonorants que subit un personnage, maux dont il éprouve lui-même le désir, sans nécessairement se l'avouer (Aristote, comme Platon, a l'intuition de l'inconscient, d'une partie de notre esprit qui nous échapperait). Les problèmes traités par Aristote soulèvent également la question de l'impossible et de l'irrationnel, dont le critique doit tenir compte dans son interprétation des arts de l'imitation. sister projects: Wikipedia article, Commons category, Wikidata item. » Aussi, ce qui paraît impossible peut correspondre « au mieux Â», à ce qui devrait être, « car ce qui est proposé en exemple doit être excellent. . Il a probablement été rédigé autour de 335 av. » Ce serait ainsi en raison du « fini dans l'exécution, de la couleur ou d'une autre cause de ce genre Â», qu'une peinture, représentant par exemple des cadavres, procurerait un plaisir. Dans sa composition de l'épopée, le poète doit par ailleurs mesurer ses « interventions personnelles Â». Poétique, Aristote, Lgf. Il faut éviter de donner à une tragédie les proportions d’une épopée. Quantité disponible : 4. Le chapitre 24 de la Poétique énonce certaines caractéristiques de l'épopée par comparaison avec la tragédie. L'imitation consiste en effet à reproduire la « forme Â» de l'objet sur une autre scène et dans une autre « matière Â», à la mimer dans le geste ou le récit, pour que la passion puisse se purifier. Il s'agit de l'« imitation d'une action noble, accomplie jusqu'à sa fin et ayant une certaine étendue, en un langage relevé d'assaisonnements (rythme, mélodie et chant). Si nous avions gardé les autres formes d’écrits aristotéliciens sur la poésie et la tragédie7, les 1 Jean Brun, Aristote et le lycée, « Que sais-je, n° 928, Puf, Paris, 1961, 9e éd. 1999, p. 6 : les trois catalogues oscillent entre 192 et 146 écrits. En effet, Aristote ne songe pas à exclure les artistes-imitateurs de la cité. » À cet effet, Aristote écrit qu'il « faut préférer ce qui est impossible mais vraisemblable à ce qui est possible, mais n'entraîne pas la conviction. Aristote, Poétique Aristote, Poétique Aristote, Poétique La Poétique est un ouvrage d’Aristote portant sur l'art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation. Pour Aristote, les meilleures tragédies ont une action complexe. Elle soulève toutefois des difficultés : le satyre n’est jamais appelé « bouc Â» dans les textes grecs et bien peu de choses semblent relier les tragédies grecques conservées et le genre satirique. L'objet de sa démonstration tient dans l'idée que la représentation artistique, en imitant des situations qui ne sauraient être moralement tolérées dans la réalité de la communauté politique (crimes, incestes, etc. Aristote utilise cependant cette notion de deux manières très différentes dans La Poétique. — — — —  i  ii  iii  iv  v  vi  vii  viii  ix  x  xi  xii  xiii  xiv  xv  xvi  xvii  xviii  xix  xx  xxi  xxii  xxiii  xxiv 001 002 003 004 005 006 007 008 009 010 011 012 013 014 015 016 017 018 019 020 021 022 023 024 025 026 027 028 029 030 031 032 033 034 035 036 037 038 039 040 041 042 043 044 045 046 047 048 049 050 051 052 053 054 055 056 057 058 059 060 061 062 063 064 065 066 067 068 069 070 071 072 073 074 075 076 077 078 079 080 081 082 083 084 085 086 087 088 089 090 091 092 093 094 095 096 097 098 099 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266 267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280 281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 296 297 298 299 300 301 302 303 304 305 306 307 308 309 310 311 312 313 314 315 316 317 318 319 320 321 322 323 324 325 326 327 328 329 330 331 332 333 334 335 336 337 338 339 340 341 342 343 344 345 346 347 348 349 350 351 352 353 354 355 356 357 358 359 360 361 362 363 364 365 366 367 368 369 370 371 — — — — —, La poésie consiste dans l’imitation. — De celles de la jeunesseÂ, Des traits communs à tous les genres de discoursÂ, Sur les exemples, leurs variétés, leur emploi, leur opportunitéÂ, Sur la sentence, ses variétés, son emploi, son utilitéÂ, De l’exagération et de l’atténuationÂ, Du style continu et du style périodiqueÂ, À chaque genre convient une diction différenteÂ, Des moyens de réfuter une imputation malveillanteÂ, De l’interrogation. « Le nom est un son composé et signifiant qui n'indique pas le temps, dont aucune partie n'est signifiante par elle-même Â» (voir aussi De l’interprétation, 2). La Politique ou les Politiques (en grec ancien πολιτεία, ou bien comme le dit Aristote dans sa Rhétorique, I, 8, 1366a : ἐν τοῖς πολιτικοῖς = « les (traités) politiques » — littér. « Quant à la mise en scène, bien qu'elle exerce une séduction, elle est tout à fait étrangère à cet art, et n'a rien de commun avec la poétique, car le pouvoir de la tragédie subsiste, même sans concours et sans acteurs ; d'ailleurs, pour l'organisation scénique du spectacle, l'art du décorateur compte davantage que celui des poètes Â». La tragédie pourrait avoir été d’abord liée au Satyre, compagnon mi-homme mi-bouc de Dionysos. Poétique d’Aristote et compose son Art poétique pour prodiguer des conseils aux auteurs de son époque, tout en donnant l’exemple : il théorise ainsi le classicisme. » Par ailleurs, la question des choses irrationnelles peut s'expliquer, selon Aristote, par le fait qu'« il n'y a rien d'irrationnel, puisqu'il est vraisemblable aussi qu'aient lieu des événements invraisemblables. Elle vise à atteindre le bon (le caractère, c'est-à-dire la ligne conductrice), l'utile (la catharsis, c'est-à-dire la purgation des passions) et le nécessaire (l'avènement pathétique, le summum dramatique dans lequel le spectateur éprouve de la pitié envers un héros tragique qui subit un sort (destin, fatalité) défavorable, c'est-à-dire avoir de la compassion et de la sympathie pour ce personnage qui ne méritait pas de subir un malheur qui est le fruit d'une fatalité ou d'erreurs qu'il a commises - Aristote fait de l’Œdipe Roi de Sophocle le cas exemplaire - et de la crainte, envers un destin qui peut s'abattre sur lui). ». Des éléments de l’éloge et du blâmeÂ, De l’accusation et de la défense. La « pensée Â» renvoie à la rhétorique qu'utilise le personnage dans son discours. La définition aristotélicienne de l’art comme imitation a fait l’objet de nombreux débats, ainsi que sa conception de la … Ce n'est qu'à partir du chapitre 6 qu'ethos renvoie aux choix, et donc aux caractères respectifs des personnages. Et elles le sont aussi par leur étendue : puisque l’une essaie autant que possible de se dérouler durant une seule révolution de soleil […] alors que l’épopée n’est pas limitée dans le temps Â». Contrairement à la plupart des philosophes, lexpérience politique dAristote est indéniable : tuteur dAlexandre le Grand, ami du Roi de Macédoine et grand voyageur, Aristote a nourri sa réflexion politique en côtoyant le pouvoir tout autant quen fréquentant Platon et ses théories politiques. — De l’art d’embellir les caractèresÂ, Il faut se pénétrer du sujet que l’on met en tragédie. « La syllabe est un son sans signification Â». Métaphore rhétorique et métaphore poétique chez Aristote 4.Le travail du style doit demeurer secret et l’effet de la méta-phore doit être caché dans la Rhétorique (04b18-21); il faut aussi se méfier de la pompe (05a30-31, 08a10-14); ce sont DEPUTE A L'ASSEMBLEE NATIONALE . From Wikisource. Cette hypothèse semble étayée par Aristote qui affirme que la tragédie est d’origine satirique et légère. Emmanuel Martineau, « Mimesis dans la Poétique : pour une solution phénoménologique Â». Ces problèmes étaient réunis dans des recueils où des solutions, tant philologiques qu'historiques, étaient proposées. » (c'est-à-dire l'épopée) de la manière suivante : Comme l'indiquait déjà le chapitre 5 (1449 a 9 sq. LA POLITIQUE D'ARISTOTE . All structured data from the file and property namespaces is available under the Creative Commons CC0 License; all unstructured text is available under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License; additional terms may apply. Aristote énonce ensuite que l'effet de surprise est « agréable Â», « [...] la preuve en est que chacun d'entre nous, lorsqu'il fait un récit, en rajoute toujours parce qu'il cherche à plaire. Tout d'abord en ceci, que si la poésie, comme dans la Poétique (1448 b, 4-8), y est définie comme « mimésis », c'est-à … TROISIÈME ÉDITION . La Poétique (en grec : Περὶ ποιητικῆς / Perì poiêtikês, « De la poétique ») est un ouvrage d’Aristote portant sur l'art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation. Les épopées homériques ayant joué un rôle prépondérant au sein de l'éducation grecque classique, l'écart temporel avec la société grecque archaïque, avec ses coutumes et sa langue, engendrait déjà au temps d'Aristote des difficultés d'interprétation, celles-ci étant désignées comme des « problèmes Â». La Politiq… — Premiers progrès de la tragédieÂ, Définition de la comédie ; ses premiers progrès. ») Selon Michel Magnien toutefois, Aristote « s'attache ici à la forme générale du drame Â» caractérisé par l'« unité d'action et [l']effacement du narrateur derrière ses personnages [...]. — Comparaison de la tragédie et de l’épopéeÂ, Définition de la tragédie. — Différentes sortes de poésie selon les moyens d’imitationÂ, Différentes sortes de poésie selon les objets imitésÂ, Différentes sortes de poésie selon la manière d’imiterÂ, Origine de la poésie. Il prend ses distances ainsi par rapport à Platon qui voyait en la tragédie l'imitation de caractères, ce qui était l'une des bases de sa critique de l'art poétique dans les chapitres II et III de La République (par l'imitation d'hommes bas, la bassesse des hommes imités pouvait déteindre sur l'acteur).