Mais il a indiqué que l’esclave peut avoir un noble caractère[A 46] ; il affirme surtout qu’il « vaut mieux proposer à tous les esclaves la liberté comme une récompense[A 47] », puisque dans ce cas, on n’agit pas seulement dans leur intérêt mais plus encore dans son propre intérêt, comme il l’explique dans l’Économique, où Aristote recommande aussi de traiter les esclaves avec humanité[Note 16]. L’ensemble du Politique peut ainsi être daté de l'époque du Lycée, soit entre 335 et 323 av. » La politie ou république tempérée est le régime le plus praticable et celui qui risque le moins de se dévoyer du fait d’une mauvaise pratique des institutions. Il a donc recommandé la formation d’un régime politique, ou gouvernement constitutionnel, puisque sa forme dégénérée est la moins nuisible des mauvaises formes de gouvernement. L’individu ne saurait réaliser son bonheur seul. Sauf exception, les références au texte grec d’Aristote sont données dans l’édition des Belles Lettres. L’œuvre peut être datée des dernières années du Lycée, soit de 330 à 323 av. Aristote, en effet, tout en affirmant qu'il existe « une constitution excellente », et tout en reconnaissant que l'établissement de celle-ci est nécessairement progressif, prévient que les situations sont diverses en fonction de la culture locale et que « dans chaque situation concrète il y a une et une seule forme constitutionnelle qui soit excellente[75] ». Aristote qualifie d’ « amitié » (φιλία) ces activités qui maintiennent l’unité de la cité. Jean de Paris soutient le droit des jeunes nations à l’indépendance, donnant ainsi naissance à une notion élargie de la polis aristotélicienne qui sera une des bases des États modernes. Encore faut-il clairement définir ce que veut dire être le meilleur. Dès lors, la recherche de la meilleure constitution politique possible dans des circonstances données prend constamment appui, de manière empirique, sur la réalité effective ; or, il y a une téléologie de la vie politique, puisque la fin de l’État, identifiée à la fin éthique de l’individu, est de permettre à l'homme de trouver le bonheur, non dans le sens du bien-être, mais de la valeur spirituelle et morale des citoyens[26] : le nouvel État idéal qu’il esquisse finalement répond à des normes, conditions nécessaires confirmées par l’expérience ; en ce sens, cet État idéal découle non pas d’une spéculation a priori, mais d’une déduction scientifique : au jugement de Werner Jaeger, c’est précisément cette combinaison de pensée normative et de sens de la forme qui fait la grandeur et la puissance d’Aristote. L’ouvrage n'était pas destiné à la publication mais à l'enseignement d’Aristote[Note 1] : à l’occasion de ses nouvelles leçons, le philosophe traite parfois les mêmes thèmes de manière différente en les illustrant d’exemples toujours plus nombreux, et modifie, à la lumière de nouvelles études ou de nouvelles conceptions, les jugements qu'il a précédemment portés ; l’œuvre présente ainsi certaines incohérences et des ambiguïtés, mais qui ne remettent pas en cause toute sa politique ou son éthique[Note 2]. Pierre Aubenque, La Prudence chez Aristote. Aristote pense sans doute ici aux vrais philosophes de la, « le tyran doit toujours se montrer d’un zèle exemplaire pour le culte des dieux car les citoyens redoutent moins de subir quelque action illégale de la part de gens de cette espèce, et ils conspirent moins contre lui, se disant qu’il a les dieux même pour alliés (, Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste, Discours sur la première décade de Tite-Live, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, Jean Aubonnet, Notes complémentaires du Livre III, Traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Aristote – Politique (Livres I, III, IV et V), Aristote – Politique (Livres II, VI, VII et VIII), Catalogue des œuvres d'Aristote selon Diogène Laërce, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Politique_(Aristote)&oldid=179362690, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page utilisant le modèle Bases littérature inactif, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Portail:Philosophie antique/Articles liés, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Les différents régimes politiques (texte d'Aristote) Il existe pour Aristote six types de régimes. Bibliographical reference Aristote, Constitution d’Athènes. Ces trois domaines peuvent être organisés de plusieurs manières : à tour de rôle ou par représentation élective[A 96]. Au total, la position d'Aristote est nuancée, et se caractérise par une grande humanité ; certes, elle contraste avec celle de Platon, qui n'avait pas d'esclaves dans sa république idéale et pour qui les laboureurs et les artisans étaient des citoyens à part entière[51]. Publiée après la mort d’Aristote, la Politique n’a pas pu bénéficier des dernières retouches nécessaires qui lui auraient donné une forme plus harmonieuse. Aristote explique lui-même que sa méthode suit également le modèle de la biologie qui a permis la classification des animaux à partir de leur morphologie[A 9]. », La politie, constitution mixte, est un mélange d’oligarchie et de démocratie ; si on veut l’établir, on peut emprunter des éléments à ces deux régimes selon trois modes différents de mélanges[83], par exemple « emprunter à l’oligarchie les magistratures électives, à la démocratie, la suppression du cens[A 105]. La Politique est l’un des plus anciens traités de philosophie politique de la Grèce antique. La fonction militaire des hoplites est assurée par les citoyens jeunes, celles de conseiller délibérant et de juge sont confiées aux plus âgés. » « Donner la souveraineté à un homme et non à la loi est mauvais, puisque l’âme de cet homme peut être sujette aux passions[Note 23]. Paris, 1982. L’ouvrage que nous connaissons sous le titre de la Politique est une synthèse constituée de différentes parties, élaborées peu à peu, avec l’aide de nombreux collaborateurs, et à partir d'une abondante documentation et d’une masse d’observations. Il dégage ainsi du foisonnement innombrable des phénomènes particuliers que lui offre le réel, la forme abstraite qui définit leur essence ; partant des réalités singulières, il recherche leur loi interne. Il faut aussi s’assurer de leur fidélité en leur permettant d’avoir des enfants. Le régime politique ou la forme de gouvernement désignent l’organisation des pouvoirs et leur exercice au sein d’une entité politique donnée. : les régimes fascistes) en prétendant représenter l’intérêt de tous (ou plutôt du Tout qu’est l’État) et en niant la réalité des conflits sociaux, nient la possibilité de s’opposer au pouvoir et donc la nécessité de la contestation. Il découle de ces définitions de la richesse et de la propriété que le niveau démographique de la population doit toujours être proportionnel à la quantité disponible de ses moyens d’existence et de son activité : la population sera donc constante[Note 12], et ne variera en plus ou en moins qu'avec les subsistances, sous peine pour l’État de perdre sa capacité essentielle qui est de se suffire à lui-même[40]. Analyse du livre III », dans : , Aristote et la politique.sous la direction de Wolff Francis. Car la concordance entre vertus individuelles et vertus sociales est totale. Monique Bile, « Aristote, Constitution d’Athènes. ». Le changement vient de ceux qui s’attaquent à la constitution afin qu’elle soit remplacée par une autre ; c'est aussi le cas lorsque les séditieux gardent les mêmes institutions mais prennent le régime politique sous contrôle[79]. LA POLITIQUE D'ARISTOTE . » Il est préférable de donner le pouvoir à un grand nombre car « la multitude est plus difficile à corrompre ». Aristote y examine la façon dont devrait être organisée la cité (en grec, polis). La nature politique de l’homme ne fait pas de doute. La Politique, ou si l'on veut traduire le terme au pluriel du grec ancien, Πολιτικά, par Questions de Politique, est un ouvrage en huit livres dAristote, dans lequel le philosophe grec s'attache à étudier les diverses questions que pose la vie d'une Cité-État (en grec ancien, πόλις / pólis). De cette notion aristotélicienne de Constitution, érigée en norme suprême, garante de l’État de droit, découle comme conséquence une hiérarchie des règles juridiques, la hiérarchie des normes : les lois doivent obéir à la Constitution quant à leur édiction et leur contenu. DEPUTE A L'ASSEMBLEE NATIONALE . Parce que tous sont également libres, ils ont cru qu’ils devaient être égaux d’une manière absolue. Pendant le premier âge, il ne faut pas réprimer les cris et les pleurs bruyants des enfants, « car ils sont utiles pour la croissance ; c’est une sorte d’exercice pour le corps[A 61] ». Terre fertile en tout, il sera le plus autarcique possible et permettra une vie de loisirs. Il suit la méthode aporétique ou diaporématique[Note 8] ; l’aporie (en grec, ἀπορία, embarras, difficulté) reflète parfois l’embarras du chercheur arrêté par une difficulté apparemment inextricable, mais elle peut aussi être une méthode de recherche qui consiste à soulever, discuter et résoudre successivement les diverses difficultés. L'ouvrage présente en même temps les difficultés propres à la science politique et pose la question de savoir ce qu'est une philosophie politique. Il y eut au cours de l'histoire un très grand nombre de tyrannies éphémères. Retrouvez toutes les phrases célèbres d'Aristote parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Aristote, un fondateur méconnu, par Annick Stevens, 9ème séance. traitent en profondeur la question. Platon et les régimes politiques . Le plein exercice de cette dernière exige un compromis avec les préoccupations défensives, « aucun des citoyens ne doit manquer des moyens de subsistance, « C'est là où la classe moyenne est nombreuse qu'il y a le moins de factions et de dissensions parmi les citoyens, « elle assure la sauvegarde du régime, tout comme, dès le début, son établissement, « de ramener à la communauté et à l'unité l'État, qui est multiple, « On doit tenir pour avilissant tout travail, tout art, tout enseignement qui aboutit à rendre le corps, l’âme ou l’intelligence des hommes libres impropre à la pratique et aux actions vertueuses, « car ils sont utiles pour la croissance ; c’est une sorte d’exercice pour le corps, « deux époques distinctes, depuis sept ans jusqu'à la puberté, et depuis la puberté jusqu'à vingt-et-un ans, « enraciner la perfection dans l’âme des hommes », « d’étudier comment on devient homme de bien, « plus que tout, à bannir totalement de la Cité l’indécence des propos », « toutes choses viles qui impliquent perversité ou malveillance », « les mères, durant la grossesse, veillent avec soin à leur régime, et se gardent bien d’être inactives et de se nourrir légèrement, « établi toute sa législation en vue de la domination et de la guerre », « Nous appelons d’ordinaire royauté celle des monarchies (ou gouvernement d'un seul) qui a en vue l'intérêt général, « le gouvernement d’un petit nombre, mais non d’une seule personne, soit parce que les meilleurs ont le pouvoir, soit parce que leur pouvoir a pour objet le plus grand bien de la cité et de ses membres, « Le point de départ de la recherche est celui-ci : est-il plus avantageux d'être gouverné par l'homme le meilleur ou par les lois les meilleures, « la multitude est plus difficile à corrompre », « Toutes celles qui n’ont en vue que l’intérêt personnel des gouvernants, viciées dans leurs bases, ne sont que la corruption des bonnes constitutions ; ce sont des formes de despotisme, tandis qu’au contraire la cité est une association d’hommes libres, « Car la nature du désir est d'être sans borne et la plupart des hommes ne vivent que pour le combler, « partisan de l'aristocratie, de la démocratie ou d'un « gouvernement des classes moyennes » comme on le dit souvent », « dans chaque situation concrète il y a une et une seule forme constitutionnelle qui soit excellente, « Chacun doit recevoir proportionnellement à son excellence, « si c’est une participation commune des citoyens à un gouvernement, « La démocratie extrême, en effet, est une tyrannie, « un tel individu est comme un dieu parmi les hommes », « Le vote du petit nombre, s’il est négatif, est sans appel, mais s’il est positif, il n’est pas sans appel et entraîne toujours renvoi à la multitude, « emprunter à l’oligarchie les magistratures électives, à la démocratie, la suppression du, « la fusion de deux régimes en eux-mêmes mauvais, déviés, peut produire un régime correct, droit, bénéfique, « l’appoint fait pencher la balance et empêche les extrêmes opposés d’arriver au pouvoir, « ce manuel pratique de l’homme d’État dont s’inspirera sans doute, « les lois restent les lois précédemment en vigueur, mais le pouvoir tombent aux mains de ceux qui changent le régime, « une vue profonde et très moderne sur la vanité des révolutions, qui conservent plus qu'elles ne détruisent, « Un autre principe de la tyrannie est d’appauvrir les sujets : c’est le moyen à la fois de n’avoir pas à entretenir de garde et de priver les citoyens, absorbés par leur tâche quotidienne, de tout loisir pour conspirer, « la doctrine de vérité à l’oracle de la sagesse païenne, au divin Aristote », « le prince, les grands et le peuple, gouvernant ensemble l’État, peuvent plus facilement se surveiller entre eux, « l’un des plus éminents représentants de la philosophie du droit », « le plus important de tous les travaux que nous ayons dans le domaine de la science politique, « les écrits de ce grand penseur de l’antiquité ne sont pas frappés d’un risque d’obsolescence et leur intégration sous des formes appropriées dans nos méthodes éducatives n’est pas une idée incongrue, Les traités utilisés par Aristote pour son enseignement sont appelés « acroamatiques ». Idéalisme et réalisme fusionnent donc de façon originale[16], selon le principe défini par Aristote lui-même à la fin de l’Éthique à Nicomaque[A 3], où il expose le plan général de la Politique[17] : « En premier lieu, nous devons chercher à établir ce que nos prédécesseurs ont pu dire de juste sur chacun de ces cas, et ensuite rechercher, à partir de notre collection de constitutions, ce qui permet la conservation des États et ce qui entraîne leur destruction, à la fois en général et dans les cas particuliers des formes singulières des États, et également les causes du fait que les uns sont bien gouvernés et pas les autres. La première est de la renforcer en augmentant la répression, en développant le contrôle de la police secrète sur les citoyens, en utilisant la corruption et en appauvrissant son peuple : « Un autre principe de la tyrannie est d’appauvrir les sujets : c’est le moyen à la fois de n’avoir pas à entretenir de garde et de priver les citoyens, absorbés par leur tâche quotidienne, de tout loisir pour conspirer[A 107]. Par rapport à l’activité pratique, la politique est en effet définie par Aristote comme la plus haute de toutes les disciplines, elle est la « science souveraine entre toutes » car elle est capable de nous diriger dans la connaissance du Souverain Bien, la fin en vue de laquelle s’exercent toutes nos activités[12] ; elle a pour but d'établir le bien de tous au moyen de la justice, c'est-à-dire l’intérêt général[A 2]. Dans une bonne constitution selon Aristote, les artisans et les laboureurs sont exclus de la citoyenneté, faute des connaissances et qualités voulues, car ils sont trop occupés à gagner leur vie, et « on ne peut s’adonner à la pratique de la vertu si l’on mène une vie d’ouvrier ou de manœuvre[A 35] » ; asservis à leur tâche, ils ne disposent donc ni du loisir[Note 14] ni de l’indépendance d’esprit nécessaires à la vie politique[45]. Dans une monarchie, moins les rois ont de domaines où ils sont souverains, plus leur pouvoir dans son intégralité durera nécessairement longtemps. Elle est considérée comme une forme déviante du régime constitutionnel correct qu'est la république tempérée, qu'Aristote appelle la « politie » (πολιτεία). Ces considérations sur la violence et la duplicité des tyrans peuvent paraître empreintes d’un certain cynisme, car elles évoquent Machiavel[Note 29]. Ainsi s’explique que ces travailleurs, bien que privés de droits civiques, restent indispensables à la vie même de la cité. La stabilité d'une constitution est un gage de sa qualité. Ceux qui s’estiment supérieurs pourraient alors réclamer une part supérieure. Le régime politique des Athéniens, nouvelle trad., introduction, notes et index par Michel Sève. ». On veillera soigneusement à bannir de la vue des plus jeunes les peintures et spectacles de comédie indécents[A 62]. I, 2. La pensée politique d’Aristote a mûri et s’est développée pendant de longues années, et après de nombreux travaux[5]. Aristote pose ainsi le principe de la légitimité de l’État, en la distinguant de la simple légalité (άδίκως ἄρχειν). » La norme de grandeur de la population c’est donc « d’être facile à embrasser d’un seul coup d’œil » (εὐσύνοπτον), et par là même, facile à défendre[A 50]. Au plan de la méthode, selon l’usage des cours dispensés devant ses étudiants, Aristote conduit la discussion, utilisant la première personne du pluriel. La Politique dans son ensemble offre ainsi le double caractère d’une science politique positive et expérimentale, et la théorie d’un État idéal mais non pas utopique[Note 6]. Dès lors ce régime qui n'est pas adapté aux mentalités de ces populations est un régime qui ne peut que se pervertir, ce qui au final donnera naissance à un autre régime politique. L'esclavage n'avait été introduit en Grèce que depuis peu de temps et cette pratique suscitait des oppositions chez certains de ses contemporains[A 45]. À cette objection, Aristote répond par une comparaison avec d'autres pouvoirs : l’autorité du maître sur ses esclaves et celle de l’homme d’État ne sont pas la même chose, car « l’une s’exerce sur des hommes libres par nature, l’autre sur des esclaves ; et le pouvoir du chef de famille est une monarchie alors que l’autorité politique s’exerce sur des hommes libres et égaux »[A 12]. Le seul principe universel qui soit valable pour toutes les constitutions est celui de l’égalité proportionnelle : « Chacun doit recevoir proportionnellement à son excellence[76]. Recherches sur les rapports entre la morale et la politique dans la pensée d'Aristote. Les formes anciennes de régimes autoritaires A) La classification d’Aristote 1) Les différentes formes de régimes politiques Aristote est l’un des auteurs qui a essayé d’établir une classification des régimes, dit autoritaires. Le Cercle Aristote (2009 - 2020) Lorsque nous aurons effectivement fait cela, nous pourrons peut-être connaître mieux comment doit être constitué l’État le meilleur, dont tout État a besoin de connaître l’organisation, les lois et les institutions. Aristote entend, par ce recours au critère de la nature, s’opposer aux sophistes et aux disciples d’Antisthène qui ne voyaient dans la cité qu’un produit de la nécessité, artificiel et conventionnel[Note 9]. Relations entre philosophie politique, histoire politique et actualité politique Semaine 2 Mardi 14 janvier La question du meilleur régime (constitution) pour la polis dans l’Antiquité Nature (physis) et loi (nomos) ; types de pouvoir (kratos) et cycle du pouvoir Éthique et politique (Platon); différents types de pouvoir (Aristote)