Au contraire, une id�e fausse est celle qui ne correspond � rien de r�el. 2.3.2.2.2. 1.4. Les faits ne sont re�us passivement par les savants�: a) la science est une activit� d�investigation�: elle recherche les faits�; et b) l�investigation scientifique se fait souvent par le moyen d�instruments�: les faits sont donc produits et construits�: l�exp�rience scientifique est abstraite et quantifi�e�: elle n�abstraie techniquement des perceptions que les qualit�s qui sont jug�es pertinentes d�un point de vue th�orique. Cette redoutable question née avec la philosophie elle-même reste toujours cruciale aujourd’hui. Comment la discussion rationnelle peut-elle faire cela�? Le fondationnalisme empiriste�: Hume, l�Enqu�te sur l�entendement humain�: toute la connaissance humaine repose sur la perception (ou l�exp�rience empirique)�: a) une id�e est vraie si et seulement si elle correspond � une impression (ou perception)�; et b) la vivacit� des impressions emp�che l�esprit de douter d�elles (d�o� leur �vidence). Le but est donc d’observer des phénomènes, de les analyser et de les comprendre. Descartes, les M�ditations m�taphysiques�: la perception peut �tre illusoire, c�est-�-dire ne renvoyer � rien de r�el�: a) les illusions perceptives�; b) les hallucinations�; et c) les r�ves. Il existe donc pour les fondationnalistes deux crit�res de v�rit�: a) l��vidence et b) le raisonnement�: une id�e est prouv�e soit par son �vidence soit par un raisonnement � partir d�autres id�es qui, elles, sont �videntes. Pour celui qui ment, cela est �vident. Et, comme le montre la longue histoire de la théorie de la connaissance, de Platon et Aristote aux théoriciens cognitivistes contemporains, on y a répondu diversement. La science est une activit� sociale ayant pour fin la connaissance et qui, pour cela, se soumet � une m�thode d�investigation rigoureuse. La m�thode exp�rimentale consiste � �laborer une hypoth�se cens�e expliquer un ph�nom�ne probl�matique, puis � d�duire de cette hypoth�se des observations possibles et enfin de proc�der � des exp�rimentations pour tenter de r�aliser ces observations. La connaissance/le savoir science certitude rationnelle - formelle (logique, mathématiques) - matérielle (sciences expérimentales) Sensibilité Espace/temps La représentation La perception Ainsi, en limitant la connaissance aux phénomènes, Kant sauve à la fois la possibilité de la science et le 4. Troisi�mement, le scepticisme est lui aussi auto-r�futant�: pour discr�diter la perception et la raison, les sceptiques font r�f�rence � des perceptions et � des raisonnements faux. xÚb```g``‘Ó1đ3 ?sč0°*ŘąN|† Ăť÷ŒL˘NČ\ş:ÇĄľ˘ńŹŽŠhdÁŃĽ?TŚe$őtžđa`4śčč``0†PLJ Mais pourquoi qualifier ces id�es �videntes d�inn�es et rationnelles�? Or, il est bien s�r impossible de r�aliser une quantit� infinie de tests exp�rimentaux. Platon, le Ph�don�: pour que l��me puisse conna�tre ce qui est r�ellement, il faut qu�elle d�passe les perceptions, car les perceptions sont trompeuses et elles excitent en l��me des d�sirs qui la poussent � s�int�resser aux apparences sensibles. 0000003793 00000 n Les propri�t�s de la v�rit�selon le correspondantisme : 1.2.1. Programme prévisionnel Le cours repose sur la lecture de textes philosophiques en philosophie de la connaissance : un ou plusieurs extraits d'articles ou ouvrages seront à lire pour chaque !•! La valeur de la v�rit�: 4.1. Une croyance peut donc �tre soit vraie soit fausse. 1.5.3. �tre convaincu, c�est croire en ayant de bonnes raisons de croire. 4.1.2. 0000002572 00000 n Ce qu�est la science�: 3.1.1. Les croyances qui, au contraire, sont appuy�es sur des preuves solides et qui donc sont objectivement certaines sont d�nomm�es des connaissances. L�action est la conclusion du raisonnement pratique qu�est la d�lib�ration. Seules les math�matiques ont des r�sultats certains. Il ne faut donc surtout pas confondre les id�es vraies et les croyances. INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE (NOTES PRISES AU COURS DE M. GRANEL)1 AVERTISSEMENT Les programmes de Propédeutique2 prévoient, en ce qui concerne la philosophie, outre une heure de cours (le mercredi), une heure dite de « méthodologie » (le vendredi). Remarque sur le crit�re de scientificit�: les empiristes consid�rent que ce qui distingue les sciences des pseudo-sciences est qu�elles seules sont confirm�es par les faits. Bernard, l�Introduction � la m�decine exp�rimentale�: l�induction est ce qui permet la v�rification ou la r�futation d�une hypoth�se scientifique. La g�om�trie a �t� pendant longtemps le mod�le non seulement des sciences d�duc-tives, mais aussi des sciences en g�n�ral. C�est quelque chose qui s�inf�re par induction�: la r�p�tition constante de deux impressions habitude progressivement l�esprit � associer les id�es de ces deux impressions et finalement l�esprit finit par faire de la premi�re chose la cause de la seconde chose. 0000036660 00000 n Les propri�t�s de la connaissance selon le correspondantisme�: 1.5.1. D'une part celle de ceux qui, comme les sophistes, pensent qu'elle réside entièrement dans 0000004017 00000 n Donc pour que l��me puisse d�sirer la connaissance, il faut qu�elle se lib�re de l�opinion et sache qu�en fait elle ne sait rien. Marx, L�id�ologie allemande�: les croyances individuelles sont d�termin�es par l�appartenance sociale et donc, plus largement, par le syst�me �conomique. … Pascal,�De l�art de persuader : l�opinion se communique par persuasion�: persuader consiste � tenter de jouer sur autre chose que la raison pour faire admettre une croyance, viz. Les soi-disant ��connaissances�� scientifiques ne seraient donc � strictement parler que des opinions tr�s probables ou, du moins, beaucoup plus probables que les opinions mythiques par exemple. 0000009864 00000 n 1.2.2. 3.1.2.1. la partie consacr�e � la d�duction. 2.3.2. La v�rit� est absolue ou universelle�: une id�e vraie est vraie parce qu�elle correspond � un objet r�el. Rien n�emp�che qu�une m�me id�e soit � la fois vraie et fausse. Vers une définition de la philosophie 2.1Etymologie En effet, si ce n�est pas la raison mais certains d�sirs et sentiments qui font croire en une id�e, alors la manipulation des d�sirs et des sentiments permet de manipuler les opinions d�un esprit. SOPHIA = Sagesse / Connaissance La philosophie peut donc être définie comme l’amour de la sagesse et de la connaissance. Descartes, les Principes de la philosophie�: la science est une grande d�duction dont les principes sont des id�es �videntes, inn�es et rationnelles. Il faut donc distinguer parmi les id�es les id�es vraies des id�es fausses. 0000001350 00000 n Mais cette opinion rela tive á un objet peut être vraie ou fausse, c'est-à dire plus ou moins conforme á son objet, plus ou moins objective. �! ¤U°f"d00'ÝҲ@ŹQaŕcÚŔ°ŐyӄŐELTf2$rfđoXËt“óśĂÄS^˙}w˜Ć\’ţ(DkŇ٘8z'09@(Çďě&Ŕ\ĘŔœÉ˛ˆľ¸Č7҂@ĎZ@” T> endobj 141 0 obj<> endobj 142 0 obj<>/Font<>/XObject<>/ProcSet[/PDF/Text/ImageC]/ExtGState<>>> endobj 143 0 obj<> endobj 144 0 obj[/ICCBased 160 0 R] endobj 145 0 obj<> endobj 146 0 obj<> endobj 147 0 obj<>stream Étant donnée l’extension du mot « connaissance », volontiers synonyme de « savoir » ou de « science » chez Aristote, une théorie aristotélicienne de la connaissance ne peut être exposée, même en résumé, sans que soit pris en compte l’ensemble de sa philosophie ou à peu près. Les faits n�ont pas de sens sans le travail th�orique�: a) les faits sont produits techniquement et donc pr�supposent des hypoth�ses (holisme �pist�mologique)�; et b) le sens d�un r�sultat d�observation ou d�exp�rimentation est fix� par l�hypoth�se que l�exp�rience devait tester. 0000038358 00000 n Les sciences font constamment l�hypoth�se que des choses existent qui ne sont pas directement observables�: les microbes, les trous noirs, les particules subatomiques, etc. 1.7.4. Mod�le de la discussion rationnelle�: a) au d�but, les hommes ont des opinions diff�rentes�; b) les deux r�gles de la discussion rationnelle sont de traiter �galement tous les interlocuteurs et de ne recourir pour d�fendre une croyance qu�� la raison�; c) l�utilisation de la raison doit progressivement �liminer toutes les croyances fausses et �ventuellement d�gager la croyance vraie�; et d) l�accord se fait entre les hommes sur cette derni�re croyance. Comment les hommes peuvent-ils prouver la v�rit� d�une id�e�? sur les conditions et les limites de la connaissance de la réalité historico-sociale (une philosophie des sciences sociales) et une analyse des actions historiques et des valeurs susceptibles de les animer ou d'en permettre le jugement (une philosophie de la politique). En effet, l�homme qui a une opinion croit savoir, car l�opinion est une croyance et donc une id�e tenue pour vraie. 0000006066 00000 n Hume r�duit la pens�e humaine � l�imagination, car les id�es sont toutes des images d�impressions et qu�elles ont une tendance � s�associer de fa�on plus ou moins fantaisiste. Croire en un dieu sert � satisfaire un d�sir tr�s puissant et tr�s ancien�: celui d��tre prot�g�. Il s�ensuit donc a) qu�elle est propre � une personne, voire � un groupe de personnes ayant certaines caract�ristiques en commun, et b) qu�elle varie autant que les hommes varient. Depuis la naissance de la philosophie, le débat sur la connaissance oppose deux doctrines. 1.8.2. C�est cette association entre deux id�es qui permet aux hommes de savoir que s�ils font ou observent telle chose, alors telle autre chose suivra. La distinction entre la connaissance intuitive et évidente et la connaissance discursive et non évidente se retrouve clairement. Il met au jour … Les croyances sont donc des id�es que les hommes tiennent subjectivement pour certaines. 2.3.2.2.3. 0000001245 00000 n Or, ils concluent en niant qu�il soit possible de distinguer les id�es vraies des id�es fausses. Le travail scientifique consiste donc pour une part � soumettre m�thodiquement � une v�rification empirique les hypoth�ses th�oriques. les sentiments, les d�sirs, etc. Hume, l�Enqu�te sur l�entendement humain�: l�induction est le raisonnement qui per-met � l�esprit humain de d�gager les relations causales entre les ph�nom�nes. 0000002536 00000 n La d�couverte du cogito, qui est une id�e �vidente, permet de d�finir ce qu�est l��vidence�: la clart� et la distinction. Le but de la discus-sion rationnelle est d��tablir entre les hommes un consensus intellectuel. Convaincre est le seul moyen de transmettre une connaissance�: convaincre consiste � donner des raisons de croire en une id�e. Mentir consiste � dissimuler volontairement ce qui est vrai. M�me les th�ories scientifiques les plus solides rationnellement pourraient s�av�rer finalement fausses (ou partiellement fausses). Cette premi�re distinction se fait en raison du r�el. La premi�re critique consiste � souligner que les relativistes confondent tout simple-ment l�id�e vraie et l�opinion, la v�rit� et la croyance. 3.2. Mais il est possible de r�pondre au relativisme scientifique et de soutenir le r�alisme scientifique, c�est-�-dire la position philosophique qui affirme que les sciences connaissent bel et bien le r�el�: a) les th�ories scientifiques permettent une ma�trise technique du monde�; b) les th�ories scientifiques sont tr�s bien confirm�es par les faits�; c) les th�ories scientifiques permettent de faire des pr�visions tr�s pr�cises�; et d) il y a une certaine accumulation des connaissances au travers de l�histoire des sciences. 0000000936 00000 n 2.1.4.2. 2.6.2. Sextus Empiricus, les Esquisses pyrrhoniennes�: vouloir prouver la v�rit� d�une id�e en d�duisant cette id�e d�autres id�es qui, elles, sont certaines implique de dire auparavant comment ces id�es certaines ont �t� prouv�es. La preuve �tablie par le raisonnement inductif n�est pas d�finitive. 1.4.1.1. Donc ni la perception ni la raison ne permettent de prouver la v�rit� d�une id�e et apparemment les hommes sont incapables d�acc�der � la connaissance. En cons�quence, comme l�objet est ext�rieur � l�esprit humain et qu�il est le m�me pour tous, la connaissance est objective et universelle. Au bout d�un certain temps, les faits contraires s�accumulent et le paradigme ne parvient plus � inspirer des recherches f�condes. Le mensonge a aussi des cons�quences individuelles et collectives funestes�: a) le mensonge engendre la m�fiance et la haine�; b) la m�fiance et la haine am�nent � la violence et d�truisent la coop�ration sociale�; et c) la violence et la pauvret� m�nent au despotisme. la connaissance. Ma tâche consiste à mettre en lumière ce que nous serons obligés d’aimer et de vénérer toujours, et qu’aucune connaissance ultérieure ne pourra nous ravir : le grand homme 3. 0000035986 00000 n Plus pr�cis�ment, selon les sceptiques, les hommes n�ont aucun moyen de prouver que l�une de leurs id�es correspondent r�ellement � son objet. Bien s�r, les objets peuvent avoir plusieurs qualit�s et il peut donc y avoir plusieurs id�es vraies concernant un m�me objet. Premi�rement, il semble bien que les hommes disposent de certaines connaissances�scientifiques. � � � � � � � � - D B G � ! Donc vouloir prouver la v�rit� d�une id�e par la raison am�ne soit � prendre une d�cision arbitraire, soit � tomber dans une r�gression � l�infini. 0000000016 00000 n D�lib�rer consiste � r�fl�chir aux meilleurs moyens de parvenir � une certaine fin fix�e par le d�sir. L�esp�ce humaine est dou�e de raison et d�sire naturellement conna�tre. 2.5.3. Il faudrait une quantit� infinie de faits favorables � une hypoth�se pour que celle-ci soit v�rifi�e et qu�elle puisse �tre tenue pour certaine. startxref 1.7. En philosophie, la connaissance est l'état de celui qui connaît ou sait quelque chose. 3.1.2.3. 1.6. En l�absence de paradigmes, les savants se perdraient sans doute en recherches d�sordonn�es, contraires, redondantes, voire incommensurables les unes avec les autres. Chaque individu a une certaine place dans le syst�me social et �conomique, et en cons�quence de cette place, il acquiert certaines id�es par l��ducation ou par l�exp�rience et pas d�autres. Selon les empiristes, l�induction joue un grand r�le dans les sciences exp�rimentales. Le raisonnement inductif�: 2.4.1. Si le relativisme est vrai, alors le relativisme est faux. en [2] abrégé les principaux points qui me semblent y devoir être traités ; et je laisse à votre discrétion d’en faire telle part au public que vous jugerez être à propos. 3. Le scepticisme est une position philosophique qui consiste � nier que les hommes ne connaissent rien. La v�rit� d�une id�e ne d�pend pas du tout de ce que croit celui qui la con�oit. L�histoire des sciences est une succession d�hypoth�ses et de paradigmes avanc�s puis r�fut�s. Ce qu�est la v�rit� selon le relativisme�: 1.6.1. La m�thode exp�rimentale a �t� vue pr�c�demment�: cf. 2.4. 0000007081 00000 n Pascal, les Pens�es�: le divertissement permet aux hommes de lib�rer leur conscience de la v�rit� de leur condition mis�rable. de la philosophie de la connaissance. Il s�ensuit que les hypoth�ses des sciences exp�rimentales ne sont jamais certainement prouv�es et qu�en cons�quence les sciences exp�rimentales ne constituent pas des connaissances au sens strict du terme. Donc une relation causale est bien inf�r�e et non saisie intuitivement. La connaissance scientifique est donc approximative. La v�rit� a donc aussi une valeur pratique. 2.3. 1.6.2. L�opinion n�est donc ni objective ni universelle. Kant, les Fondements de la m�taphysique des m�urs�: la loi morale interdit strictement de mentir. Les propri�t�s de la v�rit� selon le relativisme�: 1.7.1. 0000005295 00000 n Deuxi�mement, elles varient en fonction de leurs m�thodes�: a) les sciences formelles ou abstraites, qui ne recourent qu�� la raison et � la m�thode axiomatico-d�ductive�; b) les sciences naturelles ou exp�rimentales, qui recourent � la raison, � l�exp�rience et � la m�thode exp�rimentale hypoth�tico-d�ductive�; et c) les sciences sociales ou compr�hensives, qui recourent � la raison, � la mod�lisation et � la m�thode de l�individualisme m�thodologique. La théorie de la connaissance a été assimilée à la philosophie de la connaissance et à la gnoséologie [1].. Lorsque la théorie de la connaissance est assimilée à la philosophie de la connaissance, elle fait partie de la philosophie selon une certaine géographie [2]: . 1.8.4. Plus simplement, une id�e vraie est celle qui correspond � son objet. La v�rit� caract�rise la repr�sentation (mentale, linguistique, etc.) 4.1.3. Euclide semblait �tre parvenu � d�duire les principaux th�or�mes g�om�triques connus � son �poque d�un nombre restreint d�axiomes, c�est-�-dire d�id�es simples et �videntes. Mais tout paradigme est faillible et tend � �puiser sa valeur scientifique. 1.7.3. Le relativisme tend � rendre impossible la discussion rationnelle. La distinction entre la connaissance intuitive et �vidente et la connaissance discursive et non �vidente se retrouve clairement. Les hypoth�ses sont des cr�ations rationnelles qui peuvent �tre seulement sugg�r�es par les faits. 2.1.4. Descartes, le Trait� des passions de l��me�: le savoir permet aussi de distinguer les bonnes fins des mauvaises fins (cf. 2.1.3.1. Une id�e inn�e n�est pas une id�e qui est connue � la naissance. Popper, la Logique de la d�couverte scientifique�: le raisonnement inductif n�est pas d�monstratif, c�est-�-dire que sa conclusion n�est nullement n�cessaire. 3.4.2. Descartes rejette donc l�empirisme. 3.4.4.1. La méthode scientifiqueprocède de plusieurs étapes : 1. observation, 2. hypothèse, 3. expérience, 4. analyse, 5. théorie. La v�rit�, l�opinion et la connaissance�: 1.1. représentatif de la philosophie étudiée, auquel le résumé donne son contexte. fait aussi de l�opinion un obstacle �pist�mologique qu�il faut d�truire pour pouvoir faire de la science, car l�opinion dissimule ce qu�il y a de probl�matique sous une illusion de connaissance. Or, la causalit� n�est pas quelque chose qui s�observe et qui ne rel�ve donc pas de l��vidence sensible. Et comme une connaissance est prouv�e, elle est donc aussi vraie. La v�rit� est subjective�: la v�rit� d�une id�e ne d�pend plus d�un objet ext�rieur � l�esprit humain. 140 0 obj<>stream Or, comme le r�el est le m�me pour tous, une id�e vraie est donc vraie pour absolument tous les hommes (et m�me tous les �tres pensants). Bachelard, La formation de l�esprit scientifique�: les obstacles au progr�s de la science ne sont pas seulement ext�rieurs � l�esprit humain. Philosophie de la connaissance P11C (20h) • Vendredi de 17h à 19h du 5 octobre au 14 décembre L cours propose d’examiner les problèmes et les méthodes de la connaissance en se concentrant sur les rapports qu’elle entretient avec la science, la croyance et l’action au sein de la philosophie contemporaine. Mais certaines cultures pr�tendent imposer aux autres leurs propres normes de v�rit� et de bont�: elles deviennent imp�rialistes. L�induction est un raisonnement qui permet d�inf�rer une conclusion g�n�rales � partir de plusieurs pr�misses singuli�res similaires. Il n�y a pas de science sans investigation, ni conceptualisation, ni mesure. Un homme qui demeurerait ignorant, volontairement ou non, ne m�nerait pas une vie authentiquement humaine (Aristote, l�Ethique � Nicomaque, la vertu intellectuelle de sagesse). J’aurais voulu premièrement y expliquer ce que c’est que la philosophie, en commençant par les 3.2.2. Une bonne hypoth�se est celle qui parvient � expliquer le plus de faits possibles. On peut peut-être réfuter un système, mais on ne peut sûrement pas réfuter un La connaissance est objective et universelle�: ce qui fait croire en une connaissance, c�est la raison et non pas, par exemple, le d�sir ou le sentiment. <]>> 2.2. 2.3.2.1.3. Bien s�r, pour les sceptiques, il n�y a pas � strictement parler de solution de ce probl�me�: apparemment, les hommes ne connaissent rien. Russell, les Probl�mes de philosophie�: une opinion est donc une croyance incertaine ou irrationnelle puisque celui qui a une simple opinion n�a pas de bonnes raisons d�y croire. Si elles ne sont pas faites, alors l�hypoth�se est r�fut�e. Remarque sur la tol�rance classique�: Locke, la Lettre sur la tol�rance�: la tol�rance ne signifie pas qu�il soit impossible de distinguer les id�es vraies des id�es fausses. La critique du relativisme�: 1.9.1. On appelle aussi « connaissance » les choses connues elles-mêmes, et par extension les choses qui sont tenues pour des connaissances par un individu ou une société donnée. Il s�ensuit que toutes les id�es qui sont claires et distinctes sont �videntes, et ces id�es ne sont pas rares. Les actions dont il est question sont autant les actions pratiques (morales ou politiques) que les actions techniques ou productrices. Il ne faudrait pas croire que les hypoth�ses puissent se conclure n�cessairement � partir des faits. 2.2.3. Mais la connaissance humaine ne se r�duit pas � celle de l�existence ou de l�inexistence de telle ou telle chose. La v�rit� scientifique�: 3.2.1. Il s’agit essentiellement d’exercices, qui sont de types divers : compte-rendu Par ailleurs, pour que les opinions soient rationnellement comparables, il faut pouvoir se r�f�rer � quelque chose qui ne serait pas une opinion�: � l�objet des opinions. La cons�quence du relativisme�: 1.8.1. jour en logique formelle et en philosophie de la logique, en philosophie du langage, en philosophie des mathématiques et en philosophie de l’esprit. Certaines cro-yances sont vraies, mais certaines autres croyances sont fausses. La formation ouvre sur les différents aspects de l’épistémologie analytique, épistémologie sociale, épistémologie formelle, philosophie cognitive, philosophie générale des sciences, philosophie et histoire des sciences particulières et des techniques (astronomie, mathématiques, médecine, physique, biologie), sur une période allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine. Or, il faut un certain savoir pour juger correctement des moyens � mettre en �uvre. 0000002846 00000 n Il existe également d'autres livres de Laurent Cherlonneix. 0000001775 00000 n Or, une connaissance est une croyance rationnelle. La v�rit� est multiple�: dans la mesure o� la v�rit� d�une id�e d�pend de celui qui la pense, il y aura donc autant d�id�es vraies qu�il y aura d�hommes ou de cat�gories d�hommes. Lorsqu�une impression se forme, elle est imm�diatement copi�e en une id�e�: a) l�analyse de l�esprit montre que toutes les id�es sont soit copi�es des impressions, soit compos�es � partir d�id�es copi�es des impressions�; et b) toutes les personnes souffrant de la d�ficience d�un organe sensoriel s�av�rent incapables de concevoir correctement les id�es correspondant � ce sens. Alors il est possible de reformuler le probl�me ainsi�: pourquoi les hommes croient plus en certaines id�es qu�en d�autres�? Elle n�est donc plus absolue ou universelle. 3.4.5. 2.1.3. Le fondationnalisme rationaliste�: Descartes, les M�ditations m�taphysiques�: toute la connaissance humaine repose sur la raison. Mais quelle valeur peut avoir le mensonge�? Alors c�est le temps de la r�volution scientifique qui doit aboutir � l�instauration d�un nouveau paradigme. Descartes, les Principes de la philosophie : la science est une grande déduction dont les principes sont des idées évidentes, innées et rationnelles. Eventuellement par l�exp�rience. Le r�alisme scientifique�: 3.3.1. Aristote, la M�taphysique�: les hommes d�sirent naturellement conna�tre et �prouvent du plaisir en connaissant. Descartes, les M�ditations m�taphysiques�: les id�es viennent soit de la perception soit de la raison. %PDF-1.5 %âăĎÓ 0000036403 00000 n * Xâ€8¸Ž Ř v(íkđ`}‡óľ(‚ceY;kĎüç7˙Ýń—źYĂîîřdr4{{űÓÉ;6ž´Š°{Ú˘făĂ3„ë–mš–œŃ)3đ HÇp4`)Ńű˜x5ŠyŒ/×Ƃ\˘‡ôYθŔŃáSFĹÎßSᐒ–W‰‚´´¨ `ŹâVk‡šŠ$×Ţű Ą¨Řř¨B˜.ŮWzśŒą?ʌ"üoČ PG$ŽeĐFGČŽ1zk^CĘgHŞGëhc„T’[ëŹP¤ eŕ*`ŹvJƒnPP˝Â~ĆĆY&鳍NŠĄ§ý°†ŒĆiÎ9î<9™ULBÖPú!˝Ÿ(ç'‹ œŔĹĽ€ýšf‚!dKťĘXrü˜×ůâW[ÂęfžXśKZîîK˜•°ČŠe]çóśÍë˘ä0Ęn#—çґÝĂBT"pĄƒyA%z*j'şFŰâŰĂ°ĐŠXÉ7FęÇř. • La connaissance scientifique doit d'abord être empirique, émaner de phénomènes sensibles, se rapporter àune réalitétangible, objective et observable, être confirmée par répétition. C�est ainsi que les hommes savent ce qui existe et comment est ce qui existe�: par les impressions. Il s�aper�oit alors que ni les id�es issues de la perception ni celles issues de la raison ne sont certaines. Quant à la philosophie, c’est un ensemble de questions qui interrogent le … En l�occurrence, � force de voir B suivre A, les hommes induisent que A est la cause de B. Mais c�est bien la r�p�tition qui permet d��tablir cette id�e g�n�rale et non l�exp�rience seule. L�opinion est subjective et particuli�re�: comme l�opinion est une croyance irration-nelle, elle d�pend finalement peu de son objet. 0000007846 00000 n Si les observations sont faites, alors l�hypoth�se est v�rifi�e. Descartes, les M�ditations m�taphysiques�: il est possible de faire des erreurs de raisonnement. Remarque sur l�ethnocentrisme et l�imp�rialisme�: il est manifeste que les croyances et les valeurs des cultures humaines divergent plus ou moins fortement. 2.4.2.1. Mais une hypoth�se a une valeur g�n�rale et une exp�rience est toujours singuli�re. Il est possible de faire trois critiques au scepticisme. Hume ne r�duit pas la connaissance discursive � la connaissance inductive. La valeur du mensonge et de l�erreur�: 4.2.1. Cette thèse présente l’analyse de l’épistémologie africaine à partir de la philosophie de la connaissance de Gaston Bachelard. 2.4.2.2. Télécharger un livre Le problème de la connaissance dans la philosophie et la science des temps modernes - Volume 1 en format PDF est plus facile que jamais. Popper, la Logique de la d�couverte scientifique�: les hypoth�ses scientifiques fortement corrobor�es ne sont que v�risimilaires. Il est possible de douter que les hommes aient atteint une connaissance quelconque. Einstein, L��volution des id�es en physique�: le but de la science est la connaissance au sens strict du terme�: une croyance vraie et prouv�e. Parce que c�est p�tition de principe�: c�est pr�supposer que la v�rit� de certaines id�es soit d�j� prouv�e. Platon, le�M�non : l�opinion est instable�: comme l�opinion d�pend non de son objet mais de son sujet, il suffit que ce dernier change pour qu�elle change elle-m�me. 0000008517 00000 n Certaines choses ne sont connues que par leurs effets. Russell, les Probl�mes de philosophie�: une id�e vraie est celle qui entretient une relation de correspondance avec le fait qu�elle est cens�e repr�senter. Son domaine d’application est le monde physique. 3.1.2. Freud, L�avenir d�une illusion�: la croyance religieuse n�est pas bas�e sur une r�v�lation ni sur un raisonnement. %%EOF Que signifie connaître ou savoir ? Elle ne d�pend donc plus que de celui qui la con�oit et de ce qu�il est. Cela s�est d�j� produit plusieurs fois dans l�histoire humaine. 3.3.2. Enfin, l’analyse de ce passage introduit simultanément à certaines questions essentielles de la philosophie et à une manière particulière d’aborder ce genre de problèmes. Le scepticisme�: 2.1.1. Cette démarche a pour caractéristique principale de séparer l’observateur de l’observé, le sujet de l’objet. 3.3. Hume parle d�impressions sensibles. Bachelard,�Le nouvel esprit scientifique : l�exp�rience scientifique d�signe deux cho-ses�: a) l�observation, qui l�enregistrement relativement passif des faits�; et b) l�exp�rimen-tation, qui est la production active et instrumentale des faits.